Voici deux versions d’un Blues ternaire en Sol

Version light beat (jazzy)

Version plus solide

Si je commençais par parler du rythme que l’on retrouve dans les deux versions du blues ternaire en sol. Je vous dirais qu’il s’agit d’une mesure à deux temps, et que chaque temps de la mesure se divise en trois. Nous sommes donc en présence d’un blues à deux temps ternaire par mesure comme dans l’exemple 1.a.

Il est intéressant de voir et comprendre les différentes figures rythmiques qui peuvent être produites à partir de ce concept ternaire comme dans l’exemple 1.b.

On peut choisir de faire une rythmique simple ou plus complexe en fonction du niveau de tension que l’on souhaite produire.

Le titre de cet article aurait pu être  » the feeling must be there ». Ce que je cherche à dire ici c’est que même s’il y a une abondance de livres sur le marché qui développent toute sorte de concepts théorique concernent l’improvisation. Vous devez réaliser que tous ces gammes et ces modes ne sont pas la réponse pour ceux ou celles qui sont incapables de créer une belle petite mélodie à partir d’une simple gamme majeure. Nous ne pouvons faire sortir des livres ce qu’on appelle le « feeling » ou si vous préférez le bon phraser. Certaines personnes sont capable de jouer de superbe lignes mélodiques à partir d’un concept théorique, alors d’autres personnes semblent jouer des exercices, dont les phrases, tombent à plat et qui n’on aucun rapport avec le style recherché, ou, si vous voulez, qui n’on aucun « feeling ».

Une des choses qui aide à développer le sens d’un bon phrasé est l’écoute et la reproduction de plusieurs solo. J’ai remarqué que mes élèves intègrent dans leur solo des éléments qu’ils sont en train d’apprendre. Par exemple, un élève qui monte un solo de pink Floyd aura tendance à reproduire des phrases qui ressemblent au solo qu’il a étudié. La respiration, la dynamique, les bends, les legato, rake etc…

Écoutez et, reproduire les solos des grands musiciens, constitue une technique très efficace pour développer le sens de la phrase et du style.

Une autre façon de faire passe par l’expérimentation. Vous devez jouer seul dans votre salle de pratique pour expérimenter certains aspects de votre jeu, mais vous devez jouer avec d’autres personnes. La rencontre des gens entre eux peut devenir la naissance d’un nouveau style.

De façon générale ce blues tourne autour du mode mixolydien et de ses variations. Le concept des cinq approches du mode dorien, que j’ai publier le 11 mai 2018 sur le site de l’école de musique est valable comme dans l’exemple 2.a. mais il peut aussi être adapté au mode mixolydien comme dans l’exemple 2.b.

Une autre idée qui mérite d’être considéré est celle d’avoir un axe modal autour duquel on peut tourner comme dans l’exemple 3.a. Cette approche nous permet de passer les notes caractéristiques des accords en gardant un maximum de stabilité puisque les tétracordes de chaque mode tournent autour du même axe (même note).

Si vous considérez que le mode lydien (#5) est un peu compliqué, vous pouvez simplement jouer les gammes pentatoniques de l’exemple 3.b.

Il y aura bientôt une deuxième partie à cette article pour vous permettre d’isoler certains accords de façon à expérimenter plus de possibilité.

Bonne pratique.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *